mercredi 19 mars 2014

FOCUS : L'INTERNATIONALE DES CANTINIERES (Mots-clés : cantinières)


Apparues aux côtés des armées en campagne dès la fin du XVIIIe siècle, les cantinières et autres vivandières se sont professionnalisées au fil des années et ont surtout trouvé une place visible et officielle dans les armées de Napoléon III. Ce monopole très français nous le garderons que peu de temps. En effet, la mode française qui touche les armées du monde entier durant la seconde moitié du XIXe siècle ne fait exception des cantinières.

C'est ainsi qu'elles s'invitent dans des guerres lointaines comme celle du Pacifique qui oppose la Bolivie, le Pérou et le Chili de 1879 à 1884. Les Amériques (Nord, Sud et centre) ne sont pas en reste. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), les milices, surtout de zouaves, du Nord comme du Sud, ont leurs contingents de cantinières qui donnent à leurs formations une allure plus encore française.
Bien après la guerre de Sécession, lors de la guerre hispano-américaine de 1898, plusieurs unités de volontaires se laisseront photographier avec l'une d'elles en tête. Plus au sud, au Mexique, la légion belge de l'armée de l'éphémère empire de Maximilien de Habsbourg, en eut un important contingent. Il faut dire que la Belgique, comme la Roumanie, l'Italie (duché de Parme, etc.), l'Espagne, entre autres lors des guerres carlistes, la Pologne, lors de l'insurrection de 1861-1864, ou encore certains états allemands, fit une place de choix aux cantinières, présentes dans la quasi totalité des forces terrestres. Les 1000 de Garibaldi eurent les leurs, mais les états pontificaux ne purent faire de même pour des raisons religieuses évidentes. Les dernières représentantes  en uniforme de la profession se rencontrent encore au début du 19e siècle dans les rangs espagnols, lors de la campagne du Maroc, et, enfin, dans quelques unités de volontaires d'Amérique du Nord.

Pour finir, notons que les plus exotiques des cantinières françaises furent celle d'une milice kanake, dont l'uniforme comprenait un pagne et une calebasse en guise de tonnelet, et de rares petites cantinières de bataillons scolaires à la fin du XIXe siècle.

Frédéric PINEAU

Pour en savoir plus :

mardi 18 mars 2014

Focus : France 1900, quelle place pour la femme militaire ? (Mots-clés : amazones, guerrières, Dahomey)


Dans le passionnant ouvrage, paru en 1905, du docteur Legrand, médecin-major au 3e régiment de dragons, L'Assistance féminine en temps de guerre, nous pouvons lire avec stupéfaction "le courage physique, l'audace qui mènent à la lutte ne sont pas l'apanage exclusif du sexe fort ; l'aptitude belliqueuse de la femmes s'est révélée en maintes occasions, par sa participation directe au combat ; elle se manifeste à l'état rudimentaire, dans la parodie guerrière du crêpage du chignon et peut s'épanouir, en tout son éclat, en poussant les initiatives féminines aux héroïques entreprises." Si de nos jours pareils propos peuvent nous paraitre banals, il n'en est rien pour l'époque. Des termes qui montrent une large ouverture et une réelle liberté de ton pour un militaire d'autant plus de la cavalerie, arme ô combien traditionnelle. Cependant Legrand affirme, par l'exemple, que la "participation habituelle des femmes aux actes mêmes de la bataille parait toutefois être demeurée spécifique aux peuples dans l'enfance", ce que l'auteur qualifie de "période héroïque du féminisme militaire", que Jeanne d'Arc, Jeanne Hachette, les femmes soldats de la révolution et les quelques combattantes de la guerre de 1870-1871 viendront clore. En effet, l'auteur a raison, ces épopées féminines "ne cadrent plus avec le sort réservé à la femme dans les sociétés constituées", occidentales et bourgeoises du 19e siècle, à mesure que s'élèvent la pression des idées morales et religieuses.

Coll. Pineau


En ce début du 20e siècle "l'assistance féminine en temps de guerre" est donc à définir, d'autant plus que les sociétés de la Croix-Rouge française se développent et que les cantinières connaissent leurs derniers jours. Des femmes armées ? Impensable. C'est, bien entendu, la délicatesse et l'altruisme qui intéressent chez la femme : "la femmes est entraînée vers les oeuvres d'assistance aux blessés militaires par sa nature éprise d'enthousiasme et de dévouement. Aller vers la souffrance dans le décor des fins de bataille, dispenser la douceur après la violence des luttes : c'est réaliser les rêves de son imagination et les aspirations de sa charité." Les velléités guerrières de la femme moderne ont donc aux yeux de Legrand une dimension imaginaire dans l'esprit de ces dernières à laquelle il faut répondre par l'obtention d'un rôle charitable. Car, "en effet, l'organisme féminin n'est pas adapté par la nature aux secousses rudes et continues des luttes violentes". C'est donc en s'appuyant sur des notions biologiques, physiques, que Legrand met un terme à toute possibilité d'une participation combattante des femmes en temps de guerre. Nous sommes donc loin du choix des rois du Dahomey qui firent des femmes, les Agolledjes, le corps d'élite de leur armée. Dotées d'uniformes, armées de fusils, de machettes ou de casse-tête, enrégimentées, ces dernières combattent d'ailleurs nos troupes coloniales lors des campagnes du Dahomey de 1890 puis de 1892 à 1894, affrontant même les hommes de la Légion dans de violents corps à corps. "Leur vigueur, leur agilité et leur bravoure étonnèrent" les militaires qui se trouvèrent face à elles.

Coll. Pineau
Coll. Pineau



La femme combattante en France est donc un fait impensable, considéré comme une farce de mauvais gout à la limite de l'érotisme voire de la pornographie. La presse comme la carte postale n'y voient qu'un travestissement qui portera atteinte aux bonnes moeurs. La guerrière a donc sa place dans la légende antique (Walkyries, Amazones, déesses, etc.). Il est toujours plus facile de magnifier le passé que de répondre au présent... Terminons par ces quelques lignes empruntées au colonel Romain dans Les Guerrières, paru en 1931 : "C'est dans l'imaginaire qu'est l'enthousiasme, c'est dans le coeur qu'est le dévouement. Les femmes sont donc plus naturellement héroïques que les héros. Et, quand cet héroïsme doit aller jusqu'au merveilleux, c'est d'une femme qu'il faut attendre le miracle. Les hommes s'arrêteraient à la vertu." Des propos à méditer ?

Frédéric Pineau

lundi 10 mars 2014

WEB : FEMMES GUERRIERES (Mots-clés : guerrières, soldates, combattantes, rebelles, résistantes)


Voici un nouveau blog qui contentera assurément ceux et celles s'intéressant, de près ou de loin, à l'histoire militaire des femmes. Ce blog, Femmes Guerrières,


a cette spécificité de n'aborder, comme son nom l'indique, que les femmes guerrières "à travers le monde et les âges" (Guerrières, soldates, combattantes, rebelles ou résistantes).  



Son animatrice, Roxane,souhaite, une fois n'est pas coutume en histoire des femmes, donner une plus large visibilité "à ces femmes trop souvent oubliées des ouvrages et manuels d'Histoire et (...) remettre les pendules à l'heure en ce qui concerne la question de la "place de la femme" dans notre société". Même si Femmes Guerrières se défend d'être un site politique, il l'est par le seul fait de son orientation "gender studies". Pour preuve :

"ce sont ces pratiques de désinformation malhonnêtes, intéressées et charlatanistes qui me poussent aujourd'hui à créer ce blog à but informatif afin de faire découvrir au grand public un pan de l'Histoire qui pourrait peut-être vous faire changer d'avis quant aux aprioris concernant le rôle genré (sic) des femmes et vous faire reconsidérer l'intérêt des études de genre (gender studies)."

Roxane a "donc décidé de réaliser un blog à but informatif ayant pour thème les femmes guerrières car cela permet de déconstruire deux grands mythes qui façonnent notre perception contemporaine de l'Histoire et de la société et qui sont les suivants : « le rôle de la femme a toujours été domestique » et « le rôle de la femme est sensiblement le même dans toutes les civilisations »."

Cette vision "domestique" des femmes et ce "rôle sensiblement le même dans toutes les civilisations" résulte, selon nous, de décennies d'histoire des femmes accaparées par certains courants féministes qui ont vu l'histoire des femmes comme une simple lutte contre l'oppression masculine, la religion, l'ordre établi, etc. Laissant de côté bien des aspects qui auraient contrarié leur vision des faits. L'histoire militaire des femmes en est un. 

En voici un court exemple. A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle des auteurs comme le docteur Legrand qui ont planché sur le rôle des femmes en temps de guerre reconnaissent "Le courage physique, l'audace qui mènent à la lutte ne sont pas l'apanage exclusif du sexe fort ; l'aptitude belliqueuse de la femme s'est révélée, en maintes occasions, par sa participation directe au combat ; elle se manifeste, à l'état rudimentaire, dans la parodie guerrière du crépage de chignon et peut s'épanouir, en tout son éclat, en poussant les initiatives féminines aux héroïques entreprises." Pour Legrand l'antiquité est "la période héroïque du féminisme militaire" qui s'estompa avec les "idées morales et religieuses". Pour ces auteurs, il y a ce rapport sexe faible, sexe fort qui mérite toutefois une véritable étude. Des idées dépassées ? Sans doute. La "maternité est le patriotisme de la femme" demeure l'idée force à cette époque sans pour autant rejeter (du moins dans certains milieux éclairés) l'idée d'une égalité dans la lutte. Encore une fois, retenons tout de même cette phrase d'importance "Le courage physique, l'audace qui mènent à la lutte ne sont pas l'apanage exclusif du sexe fort", nous sommes en 1906...

L'histoire des femmes ne doit pas se construire sous le seul prisme du féminisme et encore moins avec des "gender studies". Certes le féminisme a fait son apparition au 19e siècle et a permis des évolutions salutaires, comme le droit de vote des femmes et la libération de son statut de mineure, mais le féminisme, plus que minoritaire, n'a jamais représenté la majorité des femmes. Ce pour quoi l'histoire des femmes doit se libérer du féminisme et donner d'elle une vision réelle et non tronquée.

Pour en revenir à Femmes guerrières nous trouvons bonne l'initiative d'un pareil site, mais, avouons le, son orientation "gender studies" nous chagrine un peu, car elle instrumentalisera le passé à des fins qui ne lui appartiennent pas.

mercredi 19 février 2014

Mode : LES VOLONTAIRES SORTENT LEURS GRIFFES (mots-clés : seconde guerre mondiale, conductrices, ambulancières, mode, griffes)


Au cours de la seconde guerre mondiale, il y eut en France deux types d'engagements féminins sous l'uniforme, ceux de la drôle de guerre et ceux qui eurent lieu de 1942 à 1945. La première période est marquée par l'engagement de femmes issues généralement de milieux aisés, désireuses de servir, se portant volontaires pour des organisations privées ; la seconde période est plus marquée par un volontariat voulu par l'Etat pour servir directement dans les rangs de l'armée. C'est sur la première période que nous allons brièvement nous appesantir. En effet, les conductrices et conductrices-ambulancières s'engageant dans des associations comme les Sections sanitaires automobiles féminines (SSA) ou le Comité américain de secours civil (CASC) eurent recours aux tailleurs civils pour s'équiper, comme le font les officiers de l'armée. A contrario, les volontaires féminines d'après 1942 seront généralement équipées par l'intendance militaire.

Mais revenons à 1939, à cette date la fondatrice des SSA, Edmée Nicolle, choisit Paulette (1900-1984), une modiste parisienne qui exerce jusqu'à sa mort en 1984, pour la création des chapeaux en feutre bleu ou marron de ses conductrices. L'uniforme, quant à lui a été dessiné par la créatrice de mode Maggy Rouff (1896-1971). Les plus riches des conductrices firent réaliser leur tenue chez le tailleur-chemisier Lanvin situé au 15 faubourg Saint-Honoré à Paris. Le prix du tailleur est de 2 800 francs et celui du manteau de 3 600 francs dans leur seule version kaki, car il existe aussi une tenue bleue pour les cérémonies. Son prix prohibitif fait dire à une conductrice : "l'uniforme ? Mon dieu ! quel vestiaire ! un peu cher (...). C'est un régiment de luxe !" ( Gisèle d'Assailly, SSA, Paris, René Julliard, 1943). "Cependant l'attrait de l'uniforme est aussi un excellent élément de recrutement, même pour les revenus moyens. Bientôt, on se presse au siège de l'association. Pour preuve, certaines conductrices de formations automobiles concurrentes délaissent leur association afin de pouvoir porter l'uniforme kaki de la SSA." (Frédéric Pineau, Les Françaises sous l'uniforme, Paris, H&C, 2006) Pour celles dont les moyens sont plus modestes, il est aussi possible d'avoir recours au tailleur parisien Ammanit situé dans le 15e arrondissement qui propose des prix bien moins élevés :

- 1250 francs le manteau kaki ;
- 900 francs pour le tailleur kaki ;
- 1150 francs pour le manteau bleu ;
- 850 francs pour le tailleur bleu.

Marguaret Hughes d'une autre formation automobile féminine, le Comité américain de secours civil, raconte qu'on lui avait donné l'adresse d'un tailleur bon marché "car quelques jeunes filles de notre groupe disposent d'un budget très réduit." Elle poursuit " Les petits tailleurs en temps normal en France sont splendides, mais notre tailleur se trouve dans un tel état d'énervement, en face d'une énorme commande d'uniformes pour dames, qu'il tombe presque en morceaux et que ses uniformes en font autant. (...) Mais comme j'ai l'air féminin, habillée par monsieur Stark je parais toute en rondeurs à tel point que j'ai honte de me montrer en public. Tout n'a pas été cousu de la meilleure manière et après avoir porté l'uniforme seulement vingt-quatre heures, une manche s'est détachée, la fermeture éclair de la jupe refuse de fermer et une poche pend. J'ai finalement été chez Creed commander un uniforme impeccable : j'aurai peut-être l'air d'un chasseur d'hôtel, mais je n'aurai pas en tout cas les allures d'une "girl" pour pièces burlesques." Enfin, c'est chez Lanvin-sport que Marguaret Hughes se rend pour ses chemises kaki réalisées sur mesure.

De la drôle de guerre jusqu'à la défaite de juin 1940, les conductrices montrèrent leurs griffes avec panache. Un usage bien original et méconnu de la haute couture. Ces quelques exemples nous ont permis de croiser de grands noms, et de moins grands, du milieu parisien de la couture. Nous aurions pu aussi évoquer Elsa Schiaparelli et quelques autres prestigieux noms que nous avons croisés au cours de nos lectures, mais le blog nous pousse à faire volontairement court.


Frédéric Pineau

jeudi 16 janvier 2014

Exposition du 28 NOVEMBRE 2013 AU 13 AVRIL 2014 : POUR VOUS MESDAMES, LA MODE EN TEMPS DE GUERRE, 1939-1944 (Centre d'histoire de la résistance et de la déportation de Lyon)


Durant la Drôle de guerre, la mode féminine fit preuve d'une incroyable imagination : combinaisons d'abri, foulards imprimés reprenant les sujets d'actualité (les alliés britannique et polonais, les abris, le masque à gaz, le rationnement, etc.), broches aux sujets militaires, etc. Les magazines de mode donnèrent des conseils pour confectionner des housses pour rendre les masques à gaz moins ternes et les transformer en de délicieux petits sacs à main accompagnant d'un même tissu robe et manteau... L'élégance allant jusqu'à conseiller sur la façon de porter cet encombrant objet du quotidien. Des grands noms de la haute couture à la simple ménagère, chacun apporte sa pierre à l'édifice.


(© Yannick Bailly)


La défaite de juin 1940 et les pénuries n'auront raison de la mode. Avec peu, parfois avec rien, la mode s'imposera comme l'une des plus habile et imaginative de ce siècle. Les hideuses chaussures à semelles de bois se métamorphoseront en de charmants objets rivalisant d'inventivité, les vieux tissus sortiront des placards et trouveront une jeunesse renouvelée. La rareté des bas imposera l'incroyable trait sur la jambe imitant la couture du bas. Les cheveux trouveront toujours plus de hauteur.

Chapeaux «Gilbert Orcel» : à gauche, vers 1940-1941, feutre rouge, voile de mousseline imprimé à décor de fleurs blanches sur fond noir. Griffe blanche tissée lettres noires : « Gilbert Orcel / 5bis Rue du Cirque Paris (8e) » . A droite, 1943-1944, Feutre rouge, satin de fibranne rayé blanc et gris. (© Pierre Verrier, Palais Galliera, Paris)

Mode du jour (n°990, 5 mai 1940), est l'une des plus anciennes publications féminines. Elle connaît une interruption entre juin et décembre 1940. Elle compte en 1944 plus de 20 000 abonnées, qui bénéficient de ses modèles de robe et de lingerie faciles à reproduire. (© Pierre Verrier, collection particulière)


La mode de guerre, de l'occupation à la Libération, prouve la capacité de survie de tout un chacun en période de crise, survie passant parfois par le paraître, l'élégance et la débrouillardise.

Chaussure en tissu vert à pois blancs : l’originalité de cette chaussure, qui dissimule sa semelle de bois sous un joyeux tissu vert à pois blancs, vient de ce qu’elle a été confectionnée « à la maison » par sa propriétaire. (© Pierre Verrier, Musée international de la chaussure, Romans-sur-Isère)


"Pour vous mesdames, la mode en temps de guerre" reflète à merveille cette envie de vivre, d'une certaine façon de rejeter le défaitisme par la mode, en restant soi-même. Robes, accessoires, journaux, photographies en témoignent et en disent long sur cette créativité de bouts de rien. A noter parmi les centaines d'objets présentés la présence de vêtements ou de photos tirés de films ou de séries télévisuelles comme le Vieux fusil ou Un Village français.

A l'origine de cette exposition la visite de l'exposition "Accessoires et objets, témoignages de vies de femmes à Paris, 1940-1944" présentée en 2009 au musée du général Leclerc et de la libération de Paris / musée Jean Moulin de la Ville de Paris. Pour le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon il ne s'agissait de reprendre ce qui avait été fait à Paris, mais bien de présenter la mode féminine lyonnaise pendant la guerre. Pour ce faire, un partenariat fructueux a été mis en place avec le Palais Galliera et le musée Jean Moulin. 

Robe de jour, 1943-1944, taffetas de rayonne vert et crêpe de rayonne blanc imprimé de fleurs polychromes. (© Pierre Verrier, Palais Galliera, Paris)

(© Pierre Verrier, Palais Galliera, Paris)

 Des particuliers enthousiastes, le musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon, le musée International de la Chaussure de Romans-sur-Isère, l’Atelier-Musée du chapeau à Chazelles-sur-Lyon, les anciennes Soieries Bonnet de Jujurieux ont contribué à la réalisation du projet, soit par des prêts, soit par leurs conseils.

La catalogue de l'exposition rend "compte de l’énergie déployée par toutes les femmes pour continuer à se vêtir avec élégance, malgré les restrictions et les difficultés. Il dresse aussi, en filigrane, l’image sociale de la femme et son évolution dans cette période si particulière." Bénéficiant des contributions d’historiens et d’historiens de la mode, fort d’une iconographie inédite il révèle de belles pièces tirées des collections publiques françaises.

EXPOSITION DU 28 NOVEMBRE 2013 AU 13 AVRIL 2014


Catalogue de l'exposition


Catalogue de l'exposition.


Sous la direction d’Isabelle Doré-Rivé, directrice du CHRD, avec la participation exceptionnelle du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.
Editions Libel, 
96 pages, 16 euros.

Merci à mesdames Dorothée Cipri et Lucie Cazassus sans qui nous n'aurions pu présenter l'exposition.