vendredi 30 août 2013

Livre : Annick de Fornel, Femmes à la guerre, 1940-1944 (mots-clés : seconde guerre mondiale, AFAT, SANA, CRF, Calcutta, ambulancière, conductrice, Force 136, Corse, Alger, Tunisie )


L'ouvrage captivant de Marthe Varnier, publié par sa fille Annick de Fornel, est bien plus proche du récit de voyage que du récit de guerre. Il est tiré de son carnet de route et des lettres envoyées à sa famille. 

Marthe Varnier est née en 1919 à Bérouaghia, près d'Alger. "Petite-fille d’un haut-commissaire de France au Maroc, cadette de deux sœurs jumelles plus âgées qu’elle, elle grandit dans le sérail de ces familles dont bien des aïeux ont marqué l’Histoire." D'ailleurs son père est administrateur des communes mixtes de l’arrière pays. 

Sa carrière militaire débute en juin 1940 à la Section sanitaire automobile féminine (SSA) d'Alger, puis elle s'engage à la Section automobile nord africaine (SANA) de la Croix-Rouge française en avril 1942. Le 1er janvier 1943, elle est décorée de la Croix de guerre, avec citation à l'ordre de la brigade, pour son courage lors d'événements survenus au mois de novembre 1942. Le mois suivant, elle s'engage dans l'Arme féminine de l'armée de terre (AFAT) comme conductrice. Les affectations se succèdent Tunisie, Alger, la Corse, un bref passage en Egypte et enfin la Force 136 à Calcutta. Ces 183 pages se lisent avec plaisir et d'un trait. Illustré de croquis et de dessins originaux de l'auteur (en couleur et en noir et blanc), artiste peintre, émailleur, diplômée des beaux arts d'Alger et de Calcutta, le récit n'en est que plus magnifié.



Marthe Varnier donne une vision très humaine de la guerre qui dans le cas présent se libère (volontairement ?) des récits guerriers. Le chapitre 3, un cimetière "sans dessus dessous" est terrifiant et bouleversant de par sa description crépusculaire. Sans doute, les pages les plus dures d'un voyage gai, vif, parsemé d'humour.

Ce tome est le premier d'une série de trois. Les deux autres, non parus à ce jour, parlent de l'Inde et de l'Indochine, une période couvrant les années 1944 à 1948.

Bien que paru récemment, en 2011, ce livre est aujourd'hui introuvable.

Pour en savoir plus sur les dessins de Marthe Varnier c'est ICI

FP

jeudi 1 août 2013

Livre : Corinna von List, Résistantes (Mots-clés : résistantes, résistante, résistance, seconde guerre mondiale)


Résistantes, au titre original de Frauen in der Résistance, est une vision allemande de la résistance française vécue au féminin. La version allemande de l'ouvrage est parue en 2010.

L'auteur de cette étude, Corinna von List, est berlinoise. Docteur en histoire, elle est chargée du projet "La France dans la deuxième guerre mondiale" à l'institut historique allemand de Paris.



Son approche est quelque peu déconcertante, car ne répondant à aucune structure. Les sujets se suivent, sans lien, ni logique particulière. Chaque chapitre aborde une thématique liée à la résistance et à l'action qu'y menèrent les femmes : presse clandestine, assistantes sociales, faux papiers, opératrices radio, etc. La présence du chapitre sur Berty Albrecht peut donc surprendre car ne répondant pas à une thématique spécifique. Pourquoi elle et pas une autre ? Dans ces pages, la résistance intérieure est trop souvent divisée en deux groupes (communiste et gaulliste), sans nuances, ni contrastes.
Quelques propos ne sont pas suffisamment étayés, ce qui peut, parfois, laisser penser à des suppositions de l'auteur. Ce qui n'est sans doute pas le cas.

Un livre intéressant, bien documenté (sources et bibliographie), complémentaire de ce qui a été écrit sur les résistantes. Une approche par thématiques nouvelle pour une historiographie fournie. Notons la présence d'un chapitre sur un sujet peu connu les femmes de la Cimade.

Corinna von List
Résistantes
Paris, Alma éditeur
2012

384 pages.

Livre disponible en librairie ou sur les sites vente par correspondance.

mardi 30 juillet 2013

Livre : Guy Perrier, 12 résistantes qui ont changé l'Histoire (Mots-clés : résistantes, résistante, résistance, seconde guerre mondiale)


La collection 12 femmes qui ont changé l'Histoire, des éditions Pygmalion, c'est attaquée aux résistantes Françaises de l'intérieur et de l'extérieur pendant la seconde guerre mondiale. Par ce biais, l'auteur, Guy Perrier, entré dans la résistance dès l'âge de 15 ans, en décembre 1940, nous présente ici 12 portraits de résistantes qui ont "changé l'Histoire" avec un grand H. Ces douze figures, n'ont certes pas changé l'Histoire, mais y ont contribué. Des personnalités connues comme Berty Albrecht, Lucie Aubrac, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, etc. côtoient des figures bien moins familières au grand public comme la comtesse Leila du Luart, Jeanne Bohec, Anne-Marie Bauer ou Laure Diebold.



Comme l'auteur l'évoque en introduction, "la résistance s'est progressivement transformée en un mythe fondateur qui a donné à la France ses valeurs et aux Français une image idéalisée d'eux mêmes." Une idéalisation qui touche la France des vainqueurs et non celle des vaincus qui ne s'y retrouvent pas. Car en 1945, il n'y a pas une France, mais des France. Par ailleurs cette idéalisation de la femme résistante est un fort instrument de propagande politique, particulièrement pour le parti communiste français (PCF) et l'Union des femmes françaises (proche du PCF) après guerre. Ces figures de résistantes sont donc bien représentatives d'une époque, mais pas représentatives, dans cette mesure, des résistantes au sens large.
Elles cachent par leur aura idéologique nombre de jeunes femmes aux destins tragiques comme Marie-Louise Cloarec ou Suzie Mertzizen pour ne citer qu'elles, non évoquées en ces pages, ou d'autres jeunes filles résistantes n'appartenant à aucun parti. De même pour Françoise Meifredy des Amitiés africaines, pétainiste et résistante qui participe à la Libération qu'elle relate dans un ouvrage écrit après guerre.

Agréable à lire, ce livre s'appuie en partie sur la littérature parue sur le sujet depuis les années 1950 jusqu'à nos jours. Il est donc une intéressante synthèse et une approche sympathique de la question.
Indispensable à ceux qui n'auraient pas lu les livres sur Lucie Aubrac, Berty Albrecht et consoeurs.

FP.

Guy Perrier
12 résistantes qui ont changé l'Histoire
Paris, Pygmalion, 2013

286 pages.

Livre disponible en librairie et sur les sites de vente en ligne (Amazon.fr, FNAC.com, etc.)

vendredi 5 juillet 2013

Livre : Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Chantal Antier (Mots-clés : espionne, espionnage, Grande Guerre, héroïnes)


On a beaucoup écrit sur les héroïnes, les espionnes et les résistantes à l'occupant allemand de la Grande Guerre. Les plus connues se nomment Edith Cavell, Marthe Richer, Gabrielle Petit, Marie de Croÿ, Léonie Vanhoutte,  Louise Thuliez et,  pour le post qui nous intéresse ici, Louise de Bettignies.



Comment, en effet, une jeune femme "de bonne famille, qui se destine à entrer dans les ordres, se retrouve à la tête d'un réseau de renseignements ? Célébrée en son temps comme une figure héroïque majeure, celle que l'on surnomma alors la "Jeanne d'Arc du Nord", est depuis tombée dans l'oubli."

Née à Saint-Amand-Les-Eaux dans une famille de la noblesse catholique industrielle du Nord, Louise de Bettignies (1880-1918), d'un caractère complexe, est profondément marquée par une éducation catholique. Elle songe d'ailleurs un temps à entrer au Carmel, mais la vie en décidera autrement. Au cours des années qui précèdent la guerre, elle est préceptrice en Europe pour de grandes familles de la noblesse.

A la déclaration de guerre, elle prend ses quartiers à Wissant au sud-ouest de Calais, puis dans les premiers jours du conflit rejoint Lille. Le front ayant avancé vers le sud, Louise se trouve dans la zone occupée par les Allemands.

Bien vite, elle se dévoue pour les soldats blessés de tous bords dans un hôpital de la ville. C'est lors d'un voyage de Lille à Béthune qu'un officier en civil des services secrets britanniques lui propose de devenir agent de renseignement à Lille. Elle accepte la mission. En définitive, elle organise le réseau de renseignement Ramble.

Louise agit dans l'ombre sous le pseudonyme d'Alice Dubois. Responsable d'au moins quatre-vingts personnes, elle surveille les mouvements allemands, "les transports de troupes sur les lignes de chemin de fer de Lille à Bruxelles, étudiant la situation des bases militaires allemandes situées au nord de la France et en Belgique, rassemblant une masse considérable de renseignements pour les états-majors alliés." Arrêtée le 20 octobre 1915, avec Léonie Vanhoutte, elle refuse de dénoncer ses compagnons d'armes. Malgré l'intervention du roi d'Espagne Alphonse XIII et du pape, malade, après de longs mois passés dans la "sinistre forteresse de Siegburg", elle meurt d'un cancer du poumon dans un hôpital de Cologne en 1918 .

Tout comme Edith Cavell, Louise de Bettignies a directement ou indirectement suscité plusieurs écrits. Gem Moriaud, Louise de Bettignies (1928) ; Antoine Redier, La Guerre des femmes (1929) ; Hélène d'Argoeuves, Louise de Bettignies (1937) ; Henriette Celarie, Les jeunes filles déportées par les Allemands ; Pro Patria, Louise de Bettignies ; etc. Jusqu'à présent, l'ouvrage le plus récent, et le plus abouti, sur Louise de Bettignies était celui de René Deruyk édité par La voix du Nord en 1998, et depuis plus rien ou presque. Une évocation dans l'un des chapitres du très documenté Héroïnes de la Grande Guerre de Jean-Marc Binot paru chez Fayard en 2008.





L'ouvrage de l'historienne Chantal Antier, Louise de Bettignies espionne et héroïne de la Grande Guerre, paru en 2013, vient donc dépoussiérer le sujet grâce aux nombreux documents inédits de la famille de la "Jeanne d'Arc du Nord", c'est d'ailleurs tout l'intérêt du livre. Une histoire rafraichie, corrigée qui, avec le soutien de correspondances, donne plus de contour à la vie de Louise de Bettignies.

Livre disponible en librairie et sur les sites de vente en ligne (Amazon.fr, FNAC.com, etc.)

Louise de Bettignies
Espionne et héroïne de la Grande Guerre
éditions Tallandier
256 pages

FP


jeudi 20 juin 2013

La voiture des cantinières-vivandières modèle 1881 (Mots-clés : vivandières, cantinières, cantinière, vivandière)


En mars 1914, Le Petit journal titrait "Celles qu'on ne verra plus sur les champs de bataille". Un dernier hommage à la "fin des cantinières" qui n'eurent pas le mérite d'entrer dans la Grande Guerre avec leur petite voiture. Le véhicule des cantinières est tout aussi emblématique que leur fameux tonnelet tricolore. Moyen de transport utilisé dès le premier Empire, le fourgon de cantinière, souvent un simple chariot à ses débuts, évolue avec le temps.

En 1881, une note émanant du ministère de la Guerre parait sur "la voiture de la cantinière-vivandière" adoptée par décision ministérielle comme voiture type pour tous les corps de troupe. Cette note est approuvée le 24 août 1881.

Voici, en substance, ce qu'elle dit :

"Afin d'amener une uniformité, très désirable à tous les points de vue, dans les voitures dont se servent les cantinières et qui sont quelquefois de lourds et incommodes véhicules, difficiles à traîner en campagne et encombrants lorsqu'il s'agit de les transporter par voies ferrées, le service de l'artillerie a été invité à faire étudier une voiture présentant des conditions de volume et de poids en rapport avec les moyens de traction mis à disposition des cantinières-vivandières.
Cette voiture, après avoir été soumise, dans plusieurs corps d'infanterie et de cavalerie, à des épreuves de roulement et des essais de chargement qui ont donné des résultats satisfaisants, a été adoptée comme type et au fur et à mesure du remplacement de leurs voitures actuelles, les cantinières devront être munies d'une voiture semblable ; en cas de mobilisation, elles ne pourront se servir d'aucun autre modèle.
Afin de faciliter aux intéressés la construction de leurs voitures pour l'industrie, il a été établi des planches de dessin indiquant les données principales qui devront servir de guide dans cette construction. Toutefois, les cantinières pourront aménager l'intérieur de leur voiture comme elles le jugeront convenable, mais elles seront astreintes à se conformer aux dimensions extérieures du corps de voiture et à na pas dépasser les poids de la voiture type, qui est de 625 kilogrammes. Elles devront aussi faire peindre les parties extérieures de la voiture et les roues à la couleur vert-olive, employée par le matériel des équipages militaires, les ferrures seront rechampies en noir. L'intérieur de la voiture et du cabriolet pourra être peint en blanc, ou en gris clair ou en jaune foncé.
En outre, et afin de permettre en campagne le remplacement des roues et des essieux qui viendraient à manquer, ces principaux éléments de la voiture devront être, de tous points, conformes aux modèles en usage dans le matériel des équipages."

Cantinière-vivandière du 16e régiment d'infanterie. Derrière elle un fourgon réglementaire. 


Sur les flancs des voitures de cantinières des marques peintes indiquent le nom de la propriétaire, l'unité à laquelle elle appartient. Voici quelques exemples :

Mme Crosnier cantinière
17e Regt de chasseurs
2e division de cavalerie
2e brigade

Equipages régimentaires
18e régiment d'infanterie
15e corps
Baudoin cantinière
? bataillon

Ou encore :

Corps d'armée des troupes coloniales
2e division
1re brigade
1er régiment d'infanterie coloniale
1e bataillon
Mme ??? cantinière

Les informations sont parfois plus courtes :

Mme Bonnot
cantinière-vivandière
9e dragons

Ou encore :

Mme Lafon cantinière
au
4e bat. d'artillerie à pied




Une circulaire du 7 août 1883, du ministère de la Guerre, indique qu'en temps de guerre les voitures doivent être attelées à deux chevaux :

"Les cantinières qui consentiraient à faire l'achat d'un deuxième cheval, pourront atteler leurs voitures à deux chevaux dès le temps de paix, mais il doit être établi que cette acquisition est absolument facultative et ne saurait leur être imposée comme une obligation."

Le 29 mai 1884, le comité d'artillerie envoie aux corps de troupes la note suivante :

"Les essais faits dans les corps de troupes sur le nouveau type de voiture de cantinière-vivandière adopté le 3 juin 1880, ont permis de reconnaître qu'un seul cheval suffisait pour l'attelage lorsqu'on parcourait des chemins ou des routes ordinaires ; mais, comme la voiture peut, en raison de sa capacité, recevoir un chargement plus considérable et de nature à satisfaire plus facilement aux besoins qui se produiront en campagne, il a paru nécessaire d'atteler à deux chevaux , en temps de guerre, toutes les voitures des cantinières-vivandières."

Ces diverses notes laissent la porte ouverte aux interprétations et c'est ce que montrent les photographies d'époque. Mais pas le temps de voir un modèle fixe et définitif s'imposer. Les cantinières constatent que leur métier disparaît inévitablement. En 1914 le journal L'Excelsior publiait l'information suivante :

" Depuis quelques années, les règlements militaires ne faisaient plus mention des voitures de cantinières dans les trains de combat des diverses unités. Mais on croyait volontiers, dans le public, qu'on les verrait apparaître encore sur le champ de bataille et que, pour avoir perdu le droit de porter leur pittoresque uniforme, les cantinières n'en conserveraient pas moins la faculté de suivre nos soldats en campagne." 

Le ministère de la guerre donna la réponse suivante pour lever le doute : 

"les cantinières en dehors du temps de paix, n'ont plus d'existence légale. A la première heure de la mobilisation, l'autorité militaire peut réquisitionner leurs chevaux et leurs voitures. (...) Et les cantinières peuvent tout au plus continuer d'habiter à la caserne leur logement habituel." Le chapitre est clos, la guerre le fera oublier.

"Ainsi se termine officiellement la tradition des cantinières", conclue Le Petit journal du 22 mars 1914.


Frédéric Pineau


Note : une bonne partie des informations de cet article sont tirées du livre du capitaine Richard, Cantinières et vivandières françaises, du Petit journal et de L'Excelsior.

lundi 3 juin 2013

Livre : Hôpitaux militaires dans la guerre, 1914-1918, François Olier et Jean-Luc Quénec' hdu (Mots-clés : Grande Guerre, infirmières, service de santé, hôpitaux)


En 1979 sortait le Catalogue oblitérations Croix-Rouge, 1914-1918*, de Max Altarovici. Entièrement consacré à la marcophilie et à l'histoire postale de la CRF (SSBM, ADF, UFF) du premier conflit mondial, ce catalogue de 270 pages donnait une classification par département des structures de la CRF et du service de santé des armées. Un ouvrage de base, enrichi de reproductions de cachets faits à la main et de cartes postales d'époque. Il n'avait nullement la prétention de répertorier ou d'estimer la totalité des estampilles et marques relatives au sujet. A cette époque n'existait pas internet et les sites de vente en ligne permettant d'approcher une certaine exhaustivité. Cependant, une merveilleuse base pour commencer, aujourd'hui encore.





Depuis 2008, les éditions YSEC ont eu la merveilleuse idée de publier la série qui vient renouveler l'étude de 1979. Pas un ouvrage mais cinq ! Répondant au titre de Hôpitaux militaires dans la guerre, 1914-1918, ce répertoire général des marques postales sanitaires écrit et mis en oeuvre par François Olier, major du service de santé de l'armée de terre, et Jean-Luc Quénec'hdu, ingénieur chimiste de formation, est une résurrection.

Chaque tome présente une zone géographique :

Tome 1 : France nord-ouest (2008) 302 pages, 600 illustrations
Tome 2 : France centre-est / Paris (2010) 320 pages, 950 illustrations
Tome 3 : France sud-ouest (2013) 333 pages, 1000 illustrations
Tome 4 : France sud-est (à paraître)
Tome 5 : Front du nord-est (à paraître)




Incroyablement bien pensé, didactique, chaque tome donne des informations sur la localisation des formations, leur fonctionnement, le nombre de lits, les dates d'ouverture et de fermeture. Mais aussi, des précisions sur la chaîne sanitaire, l'organisation et le fonctionnement des structures. Riche d'images multiples et de marques postales sanitaires, la série n'aborde toutefois que les seuls hôpitaux militaires et ne présente pas les structures comme les foyers, les cantines, etc. que l'on trouve dans l'ouvrage de Max Altarovici.

En définitive ce sont 10 000 hôpitaux qui auront été étudiés au terme du 5e tome.

Trois ouvrages sont déjà parus avec une appréciable régularité. Ils sont incontournables si vous vous intéressez à l'histoire de la CRF, du service de santé, des infirmières ou de la Grande Guerre. Vous pouvez vous les procurer via YSEC ou sur des sites de vente comme Amazon.fr

Frédéric Pineau

* Ouvrage épuisé que l'on peut trouver d'occasion sur des sites comme e.bay ou Delcampe.

dimanche 10 mars 2013

Livre : Femmes en guerre, Frédéric Pineau


Le livre Femmes en guerre est enfin sorti aux éditions ETAI, c'est l'approche la plus complète sur les Françaises en uniforme. Y sont traités : l'historique, l'organisation, les uniformes et les insignes de chaque organisation.



Gros plan sur le sommaire :

FEMMES FRANCAISES EN UNIFORME, 1940-1945/47 (tome 1)

Frédéric Pineau, François Ruédy, Elodie Jauneau, Astrid Fontaine, Pierre Legoubé

La résistance extérieure, 1940-1944


L'Ambulance Spears
Le Bureau central d'assistance (BCA) de la générale Catroux
Le Corps des volontaires françaises (CVF)
Les Rochambelles
Les volontaires des colonies

Gros plans :

Hélène Terré et Simone Mathieu
La vie de chambrée des volontaires françaises de Londres
Les "hommes de troupes" féminins

De l'Afrique du Nord à l'Allemagne, 1942-1946



L'Afrique du Nord, 1942-1944


L' Inspection générale du personnel féminin (IGPF)
Le Corps auxiliaire féminin des transmissions en Afrique française (CFT)
Le Corps féminin du train (CFT)
Le Corps féminin spécialiste du service de santé militaire (CFSS)
Le Corps franc d'Afrique (CFA)
Le Groupe féminin d'état-major et des services


De l'Afrique du nord à l'Allemagne, 1944-1946


La Formation chirurgicale mobile n°1 de la comtesse du Luart
Les Auxiliaires féminines de l'armée de terre (AFAT)
Le Cadre feminin d'action sociale de l'armee de terre
Le Cadre féminin d'action sociale des troupes coloniales
Les Formations féminines de l'armée de l'air (FFA)
Les résistantes en uniforme
Les Services féminins de la flotte (SFF)


Gros plans :

Femme militaire, grossesse et maternite
"Je suis contante de ne plus errer seule", l'engagement d'une femme au 15e bataillon médical
Femmes militaires et mort
Souvenirs des femmes de la 1re armée